Le Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK) : solutions naturelles
29
janv.
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Le Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK) : solutions naturelles

Cette pathologie endocrinienne est la plus fréquente chez les femmes en âge de procréer (5 à 10%).  On l'appelle également syndrome de Stein-Leventhal du nom des deux médecins qui l'ont décrit pour la première fois en 1935.  On considère aujourd'hui que c'est une des causes les plus fréquentes d'infertilité.

Symptômes

Elle n'est pas toujours facile à diagnostiquer, notamment parce qu'il y a un ensemble de symptômes qui ne sont pas toujours tous présents.

Sur le plan hormonal:

- Anovulation, dysovulation, ou aménorrhée, ce qui se traduit par des cycles irréguliers, longs, ou complètement absents.  On peut aussi constater des symptômes liés à un manque de progestérone (comme pour le syndrome prémenstruel : maux de tête, rétention d'eau, seins gonflés et tendus, saignements excessifs pendant les règles (ménorragies), ...).

- Hyper-androgénie (sécrétion excessive d'hormones androgènes), ce qui se traduit par exemple par une pilosité trop abondante (hirsutisme), de l'acné (hormono-dépendant), et une chute des cheveux (alopécie hormono-dépendante)

- Présence d'ovaires polykystiques : visibles à l'échographies, il s'agit de petits kystes sur les ovaires, qui sont en réalité des follicules qui refusent d'entrer en croissance lors de la phase folliculaire du cycle.  

Sur le plan psychologique, la dépression est fréquente.  L'infertilité est souvent mal vécue, mais il faut savoir qu'elle n'est ni systématique ni irréversible !

Autres symptômes possibles:

- résistance à l'insuline, ce qui peut se manifester par du surpoids, du diabète de type 2, ou un mauvais métabolisme du sucre de manière générale (envies de sucre, hypoglycémie, etc).

- anomalies lipidiques (triglycérides et/ou cholestérol trop élevés)

- hypertension artérielle

- syndrome d’apnée du sommeil

- maladies cardio-vasculaires (macroangiopathie, thrombophilie) ;

- certains cancers féminins (endomètre, sein, ovaire selon certaines études, mais les autres facteurs de risque tels que l’obésité sont à prendre en compte).

Causes

- la cause héréditaire est une hypothèse souvent invoquée

- résistance à l'insuline (l'insuline est trop importante dans le sang, ce qui provoque un stockage des graisses et un surpoids, mais aussi cela stimule les ovaires à produire plus de testostérone, avec les conséquences décrites plus haut)

- causes environnementales (surexposition aux toxines, en particulier les perturbateurs endocriniens qui empêchent le bon fonctionnement hormonal)

- intestin perméable / poreux

- intolérance au gluten ou à la caséine

- problèmes de thyroïde (les ovaires ont besoin de l'hormone T3 pour fonctionner)

- carence nutritionnelle (Zinc et Iode)

Traitements 

Le traitement couramment prescrit est la pilule contraceptive anti-androgénique (telle que Diane35 ou Androcur), combinée avec des œstrogènes ainsi que d’autres anti-androgènes comme Aldactone (spironolactone). Des traitements hormonaux ultra-lourds qui ne traitent pas la cause, mais plutôt les symptômes et qui comportent des effets secondaires dangereux.

En médecine naturelle, je préconise les traitements suivants, que l'on va adapter selon les symptômes :

1) Oméga-3 (600 mg par jour) pour réguler le fonctionnement hormonal et lutter contre l'inflammation chronique

2) Gattilier (1 comprimé par jour) : du 14ème au 24ème jour du cycle (on commence à compter à partir de la date des dernières règles), pour stimuler le pic de l'hormone LH (qui va stimuler l'ovulation), et également pour lutter contre les effets d'un manque de progestérone dans la seconde moitié du cycle (syndrome pré-menstruel – voir ci-dessus)

3) Palmier de Floride : s'il y a des symptômes liés à un excès d'androgènes (pilosité, acné, perte de cheveux)

4) Myo-Inositol : dans les cas d'insulino-résistance (70% des cas de SOPK), on a constaté un déficit en myo-inositol au niveau ovarien.  Cette molécule permet d'améliorer la résistance à l'insuline et de faire baisser la glycémie.  Il est de plus en plus utilisé pour le diabète pendant la grossesse, et les études récentes montrent son intérêt dans le cas des SOPK.

5) Autres : on peut rajouter quelques conseils au niveau de l'alimentation et de l'hygiène de vie : 

- si la glycémie est élevée on va réduire l'apport en aliments à index glycémique élevé (de manière générale on va bien entendu tenter de réduire le surpoids)

- réduire les aliments pro-inflammatoires (lactose, gluten, sucre raffiné)

- évitez le café, le tabac, l’alcool en excès, trop de produits chimiques et toxiques à la fois au niveau du corps et des produits d’entretien de la maison

- détoxifier le foie et les reins si nécessaire

- s'il y a intoxication aux métaux lourds (à vérifier par un Oligoscan), il faut les drainer également (avec des algues comme la spiruline ou la chlorella)

- Exercez une activité physique 3 à 5 fois par semaine : cela améliore, entre autres, la sensibilité à l’insuline et le processus de détoxification

- éviter le stress, qui peut perturber le fonctionnement hormonal

- en cas d'intestin poreux on peut réparer l'intestin avec la L-Glutamine ou la Griffe-de-Chat

- prendre des compléments en Zinc et en Iode (cela peut se vérifier par un Oligoscan)

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Sébastien